Toilette sèche : une excellente alternative pour soulager l’environnement

Dans un contexte de raréfaction de l’eau potable et du réchauffement climatique, il devient primordial de trouver une solution écologique. Le gaspillage d’eau potable par l’utilisation des toilettes à eau est alors particulièrement alarmant, d’où la nécessité de trouver une solution toilette écologique. La toilette sèche est justement conçue pour cet effet. De quoi s’agit-il ? Tour d’horizon sur ce type de toilette.

Qu’est-ce qu’une toilette sèche ?

Les toilettes à chasse d’eau sont très répandues dans les foyers qui ont une alimentation suffisante en eau et aussi une évacuation. D’une façon générale, l’eau utilisée dans ce type de toilette est potable. Bien que ce système ait le mérite d’être très pratique, il est loin d’être neutre d’un point de vue écologique. D’un autre côté, les toilettes chimiques sont très prisées dans les camping-cars. Ce modèle nécessite le recours à des produits chimiques pour dissoudre la matière, ce qui n’est pas non plus bon pour l’écosystème. Dans ce contexte, la toilette sèche se présente comme une excellente alternative.

Il convient avant tout de souligner qu’il ne s’agit pas du trou au fond du jardin comme c’était le cas de la toilette traditionnelle. En effet, une toilette sèche se distingue d’une toilette à chasse d’eau par le fait que celle-là n’utilise pas de l’eau. À la place de l’eau, on recouvre les déjections avec de la litière et du lombricompost (notamment des micro-organismes ou des lombrics) selon le modèle. Cette toilette a, sans contredit, une qualité écologique pour la seule raison que le sol va être régénéré par les rejets humains plutôt que d’en être pollué.

Pourquoi utiliser une toilette sèche ?

Nombreuses sont les bonnes raisons d’opter pour la toilette sèche. De prime abord, ce système permet de réaliser une économie considérable d’eau. Il ne sert plus à rien d’utiliser de l’eau potable pour les toilettes, d’autant plus que les périodes de sécheresse deviennent actuellement de plus en plus fréquentes. En effet, une chasse d’eau consomme généralement entre 3 et 6 litres d’eau en une seule utilisation. De plus, le recours à la toilette sèche permet d’éviter de souiller les nappes phréatiques. On contribue donc au respect du cycle de l’eau.

En outre, il convient de souligner que les déjections humaines sont essentiellement composées d’azote, de carbone et de phosphore. Ces éléments ont bien sûr des cycles terrestres. Cela signifie, en d’autres termes, que leur recyclage doit se faire par compostage pour être rendus à la terre afin de l’enrichir. Les déchets sont alors valorisés avec l’utilisation du compost. Par ailleurs, opter pour la toilette sèche est le meilleur moyen de résoudre le problème d’eau potable contaminée par les matières fécales chez certains pays en développement. Pour faire simple, le recours à cette toilette est le geste écologique le plus simple, mais incontestablement le plus grand.

Comment fonctionne-t-elle ?

Le principe de fonctionnement d’une toilette sèche est assez simple. Les déchets vont tomber dans un réceptacle et s’y stockent en attendant la vidange. Ils sont par la suite traités par le compostage. Afin qu’ils se transforment en humus, il est nécessaire à chaque passage à la toilette d’y déposer une couche de matière carbonée. L’idée est d’obtenir un rapport adéquat entre azote et carbone et ainsi d’optimiser l’efficacité du compostage. Et les mauvaises odeurs dans tout ça ? Pas de panique, la nature fait bien des choses. Comme par magie, la matière carbonée ainsi que la sciure bloquent avec efficacité les odeurs.

Quels sont les différents types de toilettes sèches ?

Deux grandes catégories de toilettes sèches existent selon leur mode de fonctionnement. Il y a d’abord la toilette à litière bio maîtrisée ou TLB. Avec ce modèle, la traditionnelle cuvette est remplacée par un siège percé et un seau. À la place du réservoir d’eau, on utilise un réservoir de matières végétales sèches. Les fèces et les urines sont alors recueillies dans le seau. Aussi, au lieu de tirer la chasse d’eau, il suffit de recouvrir les déjections de matières végétales sèches, notamment celles riches en carbone. Les types de végétaux les plus utilisés sont le mélange de copeaux et la sciure de bois sec. Les copeaux vont ainsi permettre une bonne aération de l’ensemble pour faciliter le travail des bactéries aérobies. La sciure, quant à elle, se charge d’absorber les urines, inhibant ainsi leur odeur caractéristique d’ammoniac.

La seconde catégorie est la toilette à lombricompostage. Il s’agit notamment de confier la gestion des fèces à des micro-organismes comme des bactéries et des champignons ou encore à des lombrics. Dans ce cas de figure, il est nécessaire de séparer les urines et les fèces, d’où l’autre appellation de ce type de toilette sèche : la toilette à séparation d’urine. À titre indicatif, les urines sont prises en charge par les réseaux d’évacuation des eaux « grises » de la maison. Avec ce système, les fèces ne vont pas être stockées dans un récipient. Elles vont plutôt se diriger vers un endroit où elles seront recyclées naturellement grâce à l’action des lombrics.

Quelles sont les pièces principales d’une toilette sèche ?

L’aménagement d’une toilette sèche ne requiert pas un gros budget. En effet, les pièces principales d’un tel dispositif sont composées de la cuve, d’un caisson et d’un petit local. La cuve, principalement constituée par un seau ou un autre récipient, a une contenance de 30 L. Elle doit de préférence être conçue en galva ou en inox, car ces matières ont l’avantage d’être plus faciles à entretenir en plus d’être plus durables. Par contre, une cuve en plastique peut avoir tendance à retenir les odeurs au fur et à mesure de son utilisation.

Le caisson fait office de W.C. classique. À la différence, il s’équipe d’une lunette, d’une couverture et éventuellement d’un compartiment spécifique pour mettre les copeaux, la sciure et d’autres matières sèches servant à recouvrir les déjections à chaque passage dans le récipient. Il faudra ensuite abriter le dispositif avec un petit local. De préférence, ce dernier doit être installé là où l’accès à un bac à compost est facile afin de simplifier le transport du récipient rempli.

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